Le gouvernement japonais va pirater des objets connectés

En 2020 se déroulera les Jeux Olympiques de Tokyo. Le gouvernement japonais est inquiet des risques de cyberattaques qui règnent dans le monde. Afin de se protéger des attaques informatiques, les autorités japonaises envisagent de pirater les objets connectés de ses citoyens.  

 

cyberattaque

 

Pourquoi cette opération ?  

Cette mesure inédite est mise en place avant des événements majeurs qui vont se dérouler dans les prochains mois au Japon. Notamment, le sommet du G20, une coupe du monde de rugby à Tokyo à l’automne et surtout les Jeux olympiques d’été en 2020. Ces rendez-vous vont mettre le Japon en valeur sur la scène internationale. Les autorités japonaises veulent montrer au monde entier leur savoir-faire technologique et surtout en termes de cybersécurité. Or, ces dernières années, de grands événements sportifs ont subi des attaques informatiques (Tour de France 2015, Jeux Olympiques d’été au Brésil en 2016, Jeux Olympiques d’hiver en Corée du Sud 2018 et également pour la coupe du monde de football en Russie en 2018.  

Une étude effectuée en 2017 par le NTCI montre que 54% des cyberattaques étaient dirigés vers les objets connectés. De plus, en 2018, des hackers russes ont déployé un malware intitulé “Olympic Destroyer” qui a fait peur à beaucoup de monde. Ce virus avait notamment perturbé la cérémonie d’ouverture des JO d’hiver de Pyeongchang. Une autre menace avait été trouver avec le VNPFilter qui était un logiciel malveillant, capable d’exploiter les failles des routeurs et de les infecter avec des plug-ins qui espionnent et récupère des données.  

 

Les japonais inquiets  

Cela soulève tout de même beaucoup de questions quant à l’utilisation des données personnelles qui pourraient être récupérées. La longueur et le périmètre inquiète fortement certains citoyens sur le respect de leur vie privée. Plus de 200 millions d’objets connectés devraient être hackés sur une période de 5 ans afin de tester la vulnérabilité des dispositifs IoT. Plusieurs questions éthiques se posent face à cette opération avec notamment l’accessibilité des webcams. L’institut peut potentiellement se retrouver en possession d’une énorme base de données recensant les objets connectés les moins sécurisés ce qui représente un risque non négligeable.  

Pour cette opération, les hackers testeront principalement la complexité des mots de passe utilisés. Les propriétaires des objets connectés avec des codes trop basique seront notifié qu’ils ont été piratés. Les autorités japonaises espèrent une contribution de la part de ses citoyens afin de renforcer le réseau d’ici 2020 et que cela permette de montrer au monde entier que le Japon est exemplaire dans ces systèmes de sécurité.  

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