Google écope une amende de 4,37 milliards d’euros pour pratiques anticoncurrentielles

Suite à une première amende record reçue en juin dernier, Google s’apprête à payer à nouveau un montant record de plusieurs milliards d’euros à la Commission européenne.

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Une amende record pour le géant Google

L’Union-Européenne a décidé mercredi 18 juillet 2018 d’infliger à la firme californienne une amende de 4,34 milliards d’euros pour le motif d’avoir abusé de sa position dominante avec Android pour asseoir un peu plus encore son hégémonie avec son moteur de recherche. La Commission européenne a également demandé à Google de cesser ses activités illégales dans les 90 jours sous peine de se voir infliger de nouvelles amendes pouvant aller jusqu’à 5% du chiffre d’affaires journalier moyen mondial.
Cette amende, ainsi que celle infligée en juin (2,4 milliards d’euros pour les pratiques de Google avec son outils Shopping) sont les sanctions les plus lourdes jamais infligées par la Commission européenne.

Des pratiques anti-concurrentielles à répétition

Cette sanction serait le résultat de pratiques jugées anti-concurrentielles en Europe de l’entreprise américaine quant à la mise à disposition d’Android, le système d’exploitation mobile qui détient 80% de parts de marché en Europe (ainsi que dans le monde). Cette amende est destinée à punir Google qui aurait abusé de la position dominante de son système d’exploitation pour maintenir sa suprématie dans le très rentable secteur de la recherche en ligne.

Depuis 2011 Google impose des restrictions illégales aux fabricants de terminaux Android et aux opérateurs de réseaux mobiles pour accentuer sa position dominante sur les moteurs de recherche. L’entreprise américaine a été reconnue coupable de profiter de la position dominante de son système d’exploitation Android (80% de parts de marché e Europe) pour convaincre ses clients d’utiliser ses applications dont Google Search en particulier.

Google aurait demandé aux fabricants de préinstaller l’application de recherche Google et le navigateur Chrome. Le géant américain aurait également payé certains grands fabricants et opérateurs de réseaux mobiles pour qu’ils préinstallent exclusivement l’application Recherche Google sur leurs appareils.

Les soucis de la firme américaine ne s’arrêtent pas là

La mésentente entre Google et l’Union Européenne est loin d’être terminée puisque les pratiques publicitaires de Google sont examinées par les autorités européennes. La Commission européenne reproche à Google d’abuser de sa position dominante avec sa régie publicitaire Adsense depuis le 14 juillet 2016 qui s’adjuge 80% du marché de la publicité Display en ligne en Europe.

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