🎯 Pourquoi il faut s’en préoccuper maintenant
80 % des cyberattaques exploitent une faille liée aux accès.
Pas une vulnérabilité complexe, pas un ransomware ultra-sophistiqué : juste un accès ouvert au mauvais moment à la mauvaise personne.
Le problème n’est pas seulement de donner accès.
C’est de reprendre le contrôle sur qui peut accéder, à quoi, comment, et quand.
Et malheureusement, certaines pratiques sont encore très répandues — et très risquées.
⚠️ Les 5 pièges les plus fréquents
1. Penser qu’un VPN suffit
« On a un VPN, donc on est protégés. »
C’est rassurant, mais souvent faux.
Le VPN ouvre une autoroute vers le réseau interne.
Il ne fait aucune distinction entre un utilisateur légitime et un attaquant avec les bons identifiants.
Il ne vérifie ni la posture du poste, ni la localisation, ni l’heure d’accès.
Et il est souvent actif en permanence, même quand il ne sert à rien.
Résultat : un accès total, permanent, sans filtre. Une aubaine pour un attaquant silencieux.
2. Laisser des accès ouverts à des prestataires ou freelances
C’est une pratique courante : on donne un accès à un partenaire, pour un projet ponctuel… et on oublie de le fermer.
Trois mois plus tard, il fonctionne toujours.
Le danger est double :
Le prestataire peut continuer à se connecter, sans que personne ne le sache.
Si ses identifiants sont compromis, ils deviennent un point d’entrée pour une attaque.
Et souvent, ces accès sont aussi puissants que ceux des collaborateurs internes.
Sans cloisonnement, sans limitation.
3. Attribuer les mêmes droits à tout le monde
Dans une entreprise, tout le monde n’a pas besoin des mêmes accès.
Une DAF, un technicien IT, un stagiaire ou un commercial ne doivent jamais avoir les mêmes droits.
C’est une question de moindre privilège, un principe fondamental de sécurité.
Plus un compte a de droits, plus il devient dangereux s’il est compromis.
Ne pas segmenter les accès, c’est aussi empêcher la détection des anomalies : si tout le monde peut tout faire, comment repérer un comportement suspect ?
4. Ne pas savoir qui s’est connecté, quand, et pour faire quoi
Beaucoup d’entreprises n’ont aucune visibilité sur les connexions.
Souvent, personne ne peut répondre.
Il n’y a pas de logs, pas d’alerte, pas d’audit.
En cas d’incident, impossible de remonter la chaîne. Et pour le RGPD, c’est un vrai problème.
5. Gérer les accès distants en dehors de la stratégie de sécurité globale
es accès distants ne sont pas un « bonus », ils font partie du SI.
Orchestrés en silo, ils créent des zones d’ombre.
Ils échappent aux règles du SOC ou du firewall traditionnel.
Le cloud (O365, Dropbox, CRM…) est souvent totalement hors radar.
✅ Ce que fait une approche SASE :
Unifie l’accès, la sécurité, l’identité et la visibilité.
Centralise les politiques.
Évite les trous entre endpoint, firewall, cloud et utilisateurs